Sur l'eau
Sur une grande surface d'eau, un bateau, et notamment un voilier, constitue une saillie, donc un point d'impact privilégié pour la foudre. Dans un barque ou un bateau sans mât, la meilleure précaution, si le temps le permet, est de rejoindre d'urgence la rive.
Sur un bateau équipé d'un mât, celui-ci peut être frappé par la foudre de la même façon qu'un paratonnerre. Le principe qui guide alors la protection du bateau consiste à assurer une continuité électrique parfaite entre le sommet du mât et l'eau.
Un voilier moderne est généralement équipé d'un mât métallique; les haubans sont généralement des filins métalliques, dont les attaches font partie d'une ceinture, elle aussi métallique, courant tout autour du pont. Dans ces conditions, cette superstructure constitue une sorte de cage de Faraday à larges mailles, assurant une bonne protection du bateau. Si la coque est elle même métallique, l'écoulement éventuel des courants de foudre vers l'eau se fait sans difficulté. Si la coque est en matière synthétique, il convient de fixer une ou deux chaînes à la ceinture métallique, l'autre extrémité plongeant dans l'eau. Celle-ci est suffisamment bonne conductrice pour constituer une bonne "prise d'eau". Une solution plus élégante consiste à relier la base du mât au lest du bateau, par un conducteur installé une fois pour toute.
Certains voiliers sont en bois, de même que leur mât, et les haubans peuvent être des cordes plus ou moins isolantes. Sur ce type de bateaux, on recommande de fixer un chaîne tout le long du mât, ou un conducteur fixé à demeure, en en faisant ainsi un paratonnerre. Comme en 19, la base du mât sera électriquement reliée à l'eau par une chaîne ou un conducteur. La protection du bateau est ainsi correctement assurée; quand aux personnes à bord, elles devront se placer le plus bas possible, voire à l'intérieur de la coque, pour celles qui ne participent pas aux manœuvres.
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